Après la grève du 13 janvier, Jean-Michel Blanquer contraint au dialogue et à un changement de méthode

Jean Castex (deuxième à droite) et Jean-Michel Blanquer (à droite) rencontrent des représentants des syndicats d’enseignants, à Paris, le 13 janvier 2022.

C’est un véritable changement de ton et de méthode qu’a opéré le gouvernement avec la concertation organisée en urgence à l’issue de la mobilisation d’ampleur des personnels de l’éducation nationale, jeudi 13 janvier. Elle a réuni pendant plus de trois heures les organisations syndicales, le premier ministre, Jean Castex, et les ministres de l’éducation nationale et de la santé, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran (en visioconférence car il est positif au Covid-19). « Cela a été un moment de bonnes discussions pour avancer sur des points concrets », a reconnu Jean-Michel Blanquer, à l’issue de cette rencontre. « Il est important de revenir à un climat de confiance », a-t-il ajouté. Le ministre l’a concédé sur Franceinfo vendredi matin : « Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs. »

Face à la colère et au sentiment d’être méprisés – voire abandonnés – exprimés par des personnels confrontés aux changements incessants de protocoles sanitaires, ce temps d’échanges, piloté par le premier ministre, marque un tournant en cette fin de quinquennat. Le ministre de l’éducation nationale assure d’ailleurs vouloir poursuivre régulièrement les discussions. Désormais, des réunions se tiendront tous les quinze jours avec les organisations syndicales et les ministères de l’éducation nationale, et de la santé et des solidarités. « Il nous faut expliquer le champ de contraintes dans lequel nous travaillons pour partager l’information, ce qui permettra de comprendre pourquoi parfois les décisions doivent subir des adaptations très rapides », a souligné Jean-Michel Blanquer, qui a annoncé une série de mesures.

Sur le volet sanitaire, 70 millions de masques chirurgicaux sont en voie d’acheminement pour les personnels et 5 millions de masques FFP2 seront mis à disposition pour les enseignants de maternelle et les professeurs qui le demandent. Au sujet des capteurs de CO2, le fonds de 20 millions d’euros d’aide aux collectivités locales n’a pas encore été « pleinement utilisé mais sera abondé si besoin », fait-on savoir à Matignon.

« Il est exact que le Covid crée des absences et il faut pourvoir à ces remplacements », a également reconnu, de manière assez inédite, le ministre de l’éducation nationale. Quelque 3 300 contractuels seront recrutés prochainement. Ils font partie des 6 000 postes de remplacement déjà annoncés mais feront l’objet de contrats plus longs, de six mois. « Quelques centaines » de candidats présents sur des listes complémentaires – ils ont eu le concours mais n’ont pas été recrutés – seront embauchés en primaire. En outre, 1 500 assistants d’éducation doivent venir renforcer les équipes de vie scolaire dans les collèges et les lycées, et 1 500 vacataires administratifs supplémentaires épauleront les directeurs d’école. Par ailleurs, 1 700 médiateurs de lutte anti-Covid de plus seront également recrutés.

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