Covid-19 : une lueur d’espoir dans les chiffres de l’épidémie

Une patiente atteinte du Covid-19, au service des urgences de l'hôpital Sainte-Musse, à Toulon, le 6 janvier.

Va-t-on bientôt apercevoir le bout du tunnel ? Le bilan épidémiologique de Santé publique France (SPF), vendredi 14 janvier, invite à un optimisme prudent. D’un côté, le pays a fait face à une « forte augmentation de la circulation du SARS-CoV-2 » sur la semaine du 3 au 9 janvier, indique SPF. Qui plus est, les nouvelles infections en France ont atteint des niveaux record, comparées au reste du monde, selon le site « Our World in Data », qui agrège les statistiques internationales sur la pandémie. De plus, selon SPF, la majorité des régions, en métropole et en outre-mer, ont été confrontées à une « hausse des nouvelles admissions à l’hôpital et en soins critiques ». Ce qui « accentue sensiblement la tension sur la prise en charge hospitalière ».

Mais d’un autre côté, dans certaines régions, une amorce de décrue, dans les nouvelles contaminations, semble s’esquisser – un espoir à confirmer. De surcroît, « le nouveau variant, Omicron, est moins grave que son prédécesseur, le variant Delta, sur le critère des hospitalisations conventionnelles. Sauf, cependant, chez les plus de 80 ans, si l’on en croit les données de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques [Drees], note Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Mieux encore, Omicron est bien moins grave que Delta pour ce qui est des hospitalisations en soins critiques» A ces données rassurantes, s’ajoutent les témoignages encourageants de deux responsables des vaisseaux amiraux des hôpitaux de Paris et de Marseille, l’AP-HP et l’AP-HM. De quoi, en somme, légitimer le portrait d’Omicron, Janus au double visage : « Beaucoup plus contagieux, bien moins dangereux. »

En une semaine « près d’une personne sur cinq » testée positive

Commençons par le taux d’incidence, marqueur de la circulation du SARS-CoV-2. Entre le 3 et le 9 janvier, il a grimpé à 2 811 nouvelles infections pour 100 000 habitants, contre 1 917 la semaine précédente (+ 47 %). Soit, en moyenne, plus de 269 500 cas par jour. Cette même semaine, « près d’une personne sur cinq a été testée positive », souligne SPF.

La hausse du taux d’incidence concerne toutes les classes d’âge. Il restait maximal chez les 20-29 ans (5 208, + 44 %). Mais il a le plus progressé chez les 0-9 ans (2 524, + 132 %) et les 10-19 ans (4 520, + 104 %), tout comme le taux de dépistage, qui s’est accru de + 241 % chez les 0-9 ans et de + 87 % chez les 10-19 ans, en lien avec la rentrée scolaire.

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