Des diplomates américains à Paris et à Genève atteints à leur tour par le « syndrome de La Havane »

Les toits de l’ambassade des Etats-Unis, à Paris, en juin 2015.

Les diplomates et agents américains n’en n’ont pas fini avec le « syndrome de La Havane ». Après La Havane (Cuba), Vienne (Autriche), Hanoï (Vietnam), Berlin (Allemagne), Canton (Chine), Moscou (Russie), Bogota (Colombie), à Taïwan ou même aux Etats-Unis, à Washington… , cette mystérieuse maladie qui se caractérise par des maux de tête, perte d’équilibre, nausée, problèmes auditifs, troubles de la vision et de l’élocution a frappé à Paris et à Genève.

Le Wall Street Journal rapporte, jeudi 13 janvier, qu’au moins trois Américains servant au consulat de Genève auraient été atteints du syndrome. L’un d’eux a été évacué vers les Etats-Unis pour y être soigné. A Paris, un cas suspect a été répertorié. Le quotidien n’apporte aucune précision concernant les incidents.

Les Etats-Unis n’ont toujours pas trouvé la cause et l’origine de ce « syndrome de La Havane » qui a affecté en premier lieu des personnels diplomatiques américains dans la capitale cubaine entre 2016 et 2018, a déclaré, jeudi, Anthony Blinken après la découverte d’autres cas. « A ce jour, nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé, et nous ne savons pas exactement qui est responsable », a ajouté le chef de la diplomatie américaine sur la chaîne MSNBC.

Antony Blinken a précisé que le sujet avait été évoqué avec les autorités russes, sans avancées pour l’instant. Au total, quelque 200 personnes, personnels, responsables et leurs familles, ont présenté ces symptômes depuis 2016.

Enquêtes et théories

Fin 2020, l’Académie des sciences de Washington avait conclu à l’hypothèse d’ondes basses fréquences hors du champ de l’audition à même d’affecter le comportement des personnels. Un an plus tard, en novembre 2021, Antony Blinken, s’est engagé, à « faire toute la lumière » sur ce phénomène. Pour mener l’enquête, le secrétaire d’Etat a nommé deux diplomates chevronnés pour coordonner la réponse du département d’Etat et s’assurer que toute personne signalant des symptômes reçoive une prise en charge médicale appropriée.

Le secrétaire d’Etat américain a précisé s’être entretenu de ce « mal » avec plusieurs des personnes affectées qui lui ont parlé d’épisodes traumatisants. « Il ne fait aucun doute dans mon esprit que des personnes ont été directement et puissamment touchées », a-t-il dit.

« Nous travaillons sans relâche, au sein du gouvernement, pour tirer au clair ce qui s’est passé, savoir qui est responsable et, en même temps, assurer la prise en charge de ceux qui ont été affectés et protéger nos représentants du mieux que nous le pouvons », a-t-il ajouté.

Le Monde avec Reuters

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