Guerre en Ukraine, en direct : la lutte s’intensifie à Marioupol, 720 civils tués pendant l’occupation russe à Boutcha et dans les environs de Kiev

  • Marioupol est désormais en proie « jour et nuit » à « des combats de rue », a annoncé sur Telegram dans la nuit de mardi à mercredi Pavlo Kirilenko, le gouverneur ukrainien de la région de Donetsk. Selon le conseiller présidentiel ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, « les soldats ukrainiens sont encerclés et bloqués » dans la ville où « 90 % des maisons » ont été détruites. « Nous pouvons dire qu’entre 20 et 22 000 personnes sont mortes » dans cette ville, a, de son côté, réévalué Pavlo Kirilenko, le gouverneur ukrainien de la région de Donetsk, lors d’un entretien avec la chaîne de télévision américaine CNN. Prendre Marioupol permettrait aux Russes de consolider leurs gains territoriaux sur la bande côtière longeant la mer d’Azov en reliant la région du Donbass à la péninsule de Crimée, qu’ils ont annexée en 2014.
  • Dans la région de Kiev. Depuis le retrait de l’armée russe, la vie reprend lentement son cours dans la capitale ukrainienne, mais aux atrocités déjà documentées s’ajoutent chaque jour la découverte de nouveaux corps. Plus de 720 personnes ont été tuées à Boutcha et dans les environs de Kiev lors de leur occupation par les troupes russes, a annoncé, mercredi, le ministre de l’intérieur ukrainien dans un nouveau bilan. Plus de 200 personnes sont portées disparues.
  • Dans l’Est, frontalier de la Russie et où Moscou a fait de la conquête totale du Donbass son objectif prioritaire, Kiev a annoncé s’attendre, à brève échéance, à une importante offensive. « Selon nos informations, l’ennemi a presque terminé sa préparation pour un assaut sur l’est. L’attaque aura lieu très prochainement », a averti le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianik. Des civils continuaient de fuir les régions de Lougansk et Donetsk, d’où six trains d’évacuation devaient partir mardi selon l’administration régionale.
  • Le président américain Joe Biden a pour la première fois accusé son homologue russe Vladimir Poutine de mener un « génocide » en Ukraine, mardi. Le mot était jusque-là employé par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mais jamais par l’administration américaine
  • Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a proposé mardi soir à Moscou d’« échanger » le député et homme d’affaires ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche du président russe Vladimir Poutine et récemment arrêté, contre les Ukrainiens en captivité en Russie.
  • Les Etats-Unis pas « en mesure de confirmer » de récentes accusations d’utilisation d’armes chimiques à Marioupol. Les Etats-Unis ont fait état d’« informations crédibles » sur la possibilité que la Russie fasse usage d’« agents chimiques » dans son offensive pour prendre la ville de Marioupol. Mais, a précisé le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, Washington n’est pas « en mesure de confirmer » de récentes accusations formulées, mardi, par le régiment ukrainien Azov.
  • Vladimir Poutine : l’invasion de l’Ukraine était « inévitable », les négociations sont au point mort. Le président russe est apparu publiquement hors de Moscou pour la première fois depuis le début de la guerre. « L’opération militaire », selon la terminologie officielle du Kremlin, et l’affrontement avec les forces ukrainiennes « antirusses » était, selon lui, inévitables.
  • Plus de 4,6 millions de réfugiés ukrainiens depuis le début de la guerre. Parmi ces hommes, femmes et enfants, plus de la moitié est allée en Pologne et y est restée ou a choisi de continuer vers un autre pays. Au total, ce sont presque douze millions de personnes, soit plus d’un quart de la population de l’Ukraine, qui ont dû quitter leurs foyers, soit en traversant la frontière pour gagner les pays limitrophes, soit en trouvant refuge ailleurs en Ukraine, selon l’ONU.

Lire tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine

Décryptages. Les Occidentaux en alerte face aux soupçons d’utilisation d’armes chimiques par les Russes

Reportage. Kiev s’anime à nouveau après le retrait de troupes russes du nord du pays

Enquête. En Ukraine, la Garde nationale de Poutine, force d’occupation dans le sillage de l’armée russe

Chronique. « Les effets des sanctions économiques contre la Russie peuvent s’avérer importants et très différents de ce que l’on imagine a priori »

Tribune. « Quand une nation est sourde, muette et aveugle, Marioupol et Boutcha deviennent possibles » 

Podcast. Guerre en Ukraine : comment photographier l’horreur ?

Vous pouvez retrouver notre live d’hier sur ce lien.

« Pourquoi ma question n’est pas publiée ? » : comment « Le Monde » gère les contributions dans les suivis en direct