Jean-Jacques Beineix, le réalisateur de « 37°2 le matin », est mort

Jean-Jacques Beineix, lors d’une conférence de presse de Reporters sans frontières, à Paris, le 28 avril 2008.

Jean-Jacques Beineix, le réalisateur du film 37°2 le matin, sorti en 1986, est mort jeudi à l’âge de 75 ans, a annoncé son frère, Jean-Claude, vendredi 14 janvier, à l’Agence France-Presse. Il est mort à son domicile parisien des suites d’une longue maladie.

Jean-Jacques Beineix s’était fait connaître du public grâce à ce film, adaptation du roman de Philippe Djian, avec Jean-Hugues Anglade et Béatrice Dalle. Nommé à neuf reprises aux César, 37°2 le matin avait été nommé à l’Oscar du meilleur film étranger.

Plusieurs échecs

Né à Paris, Jean-Jacques Beineix entame des études de médecine avant de préparer la prestigieuse école de cinéma Idhec (aujourd’hui Femis), qu’il rate de peu.

Ses premiers projets l’amènent à la publicité. Il réalisera notamment le spot anti-Sida multidiffusé Il ne passera pas par moi. Après plusieurs projets, il décide de quitter le milieu. « C’est bien de mettre son talent au service de causes », et la publicité, « ce n’était pas des causes », expliquera-t-il.

Après 37°2 le matin suivront plusieurs films, tous des échecs, dont Roselyne et les lions. En 2001, après neuf ans d’absence, il revient avec Mortel Transfert, un échec critique et commercial complet. Il déclare, d’ailleurs, que ce film l’endette fortement.

Ce sera le dernier de ses six longs-métrages, suivi de documentaires pour la télévision (Les Enfants de Roumanie, Place Clichy sans complexes…), sous la bannière de sa société de production, Cargos Films.

Le Monde

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