La France doute de l’avenir de l’exploitation minière en haute mer

La France doute de l'avenir de l'exploitation minière en haute mer

La France doute de l’avenir de l’exploitation minière en haute mer

Les négociations pour permettre le démarrage de l’exploitation des fonds marins d’ici 2024 sont perturbées par la demande du pays d’une interdiction internationale d’exploiter les écosystèmes océaniques fragiles.

La France, citant le changement climatique, a appelé jeudi à une interdiction internationale de l’exploitation minière en haute mer. C’était en réponse aux négociations affiliées à l’ONU pour permettre à l’exploitation d’écosystèmes océaniques uniques pour les minéraux précieux de commencer dans les deux ans.

Lors d’une réunion de l’Autorité internationale des fonds marins à Kingston, en Jamaïque, Olivier Guyonvarch, ambassadeur de France, a déclaré que le changement climatique continue de menacer la biodiversité et de rendre plus difficile le lancement de nouveaux projets, comme l’exploitation minière des grands fonds marins.

Les impacts environnementaux de ce projet sont encore méconnus et pourraient être très préjudiciables aux écosystèmes fragiles.

En 1994, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a établi l’ISA pour réglementer l’exploitation minière dans les eaux internationales et protéger l’environnement marin.

Après de nombreuses années de négociations pour l’élaboration d’une réglementation minière, Nauru 2021, un pays membre de l’ISA, a déclenché une disposition dans le traité qui obligeait le Conseil à approuver la réglementation dans un délai de deux ans.

Le Conseil pourrait être forcé d’approuver une demande d’exploitation minière provisoire par The Metals Company (un mineur de fonds marins enregistré au Canada) parrainé par Nauru, une nation insulaire isolée du Pacifique.

Nauru, ainsi que d’autres États membres de l’ISA, paieraient des redevances à tout entrepreneur minier des fonds marins.

Au cours des deux dernières semaines, un nombre croissant d’États membres de l’ISA, dont 167 pays, et l’Union européenne ont exigé une pause de précaution, ou un moratoire, sur l’exploitation minière, en raison d’un manque de données scientifiques sur les écosystèmes océaniques profonds fragiles et biodiversifiés. qui sont exploités.

L’Allemagne, la France et l’Espagne font partie des pays qui nécessitent une pause.