Le dirigeant français voit des progrès au Rwanda et en RD Congo

Le dirigeant français voit des progrès au Rwanda et en RD Congo

Le dirigeant français voit des progrès au Rwanda et en RD Congo

Le président français Emmanuel Macron a rencontré mercredi soir les dirigeants du Rwanda et de la République démocratique du Congo et a constaté des progrès dans l’apaisement des tensions qui ont éclaté au cours des derniers mois.

Macron a invité Paul Kagame, président du Rwanda, à déjeuner avec Félix Tshisekedi (homologue de la RD Congo), en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Tshisekedi avait auparavant accusé Kigali de soutenir les attaques des rebelles contre son pays.

Trois dirigeants se sont dits préoccupés par la recrudescence de la violence dans l’est de la RDC, selon un communiqué de la présidence française.

La France a affirmé que Kagame et Tshisekedi avaient convenu de retirer les rebelles du M23 de Bunagana, une ville stratégique près de la frontière ougandaise.

Selon le communiqué, les trois dirigeants souhaitent renforcer leur coopération et lutter contre l’impunité, ainsi que mettre fin aux activités des groupes armés dans la région des Grands Lacs, dont font partie les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Le gouvernement de Kagame a exigé une répression contre les FDLR, une organisation hutue rwandaise que Kigali considère comme une menace en raison de ses liens avec le génocide de 1994.

Les tensions récentes se sont concentrées sur le M23, un groupe distinct dominé par les Tutsi situé dans l’est de la RD Congo en proie à la violence.

Tshisekedi a affirmé que le Rwanda avait fourni un soutien substantiel au M23 dans son discours de mardi à l’Assemblée générale.

Il a accusé le M23 d’avoir abattu en mars un avion de maintien de la paix de l’ONU, au cours duquel huit personnes ont été tuées.

Il a déclaré que l’implication du Rwanda dans le conflit et sa responsabilité dans celui-ci sont désormais incontestées.

Kagame a appelé au calme chez lui mercredi

Kagame a déclaré qu’il y a un besoin urgent de volonté politique pour s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans l’est de la RDC.

Blâmer les autres ne résout pas les problèmes. Il a dit que ces problèmes ne sont pas impossibles à surmonter et que des solutions peuvent être trouvées.

Ce serait moins cher tant sur le plan humain que financier.

Le gouvernement de Kagame a toujours nié les allégations selon lesquelles il aurait soutenu le M23.

Cependant, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré, lors d’une visite à Kinshasa en août : « Il existe des rapports crédibles sur le soutien rwandais ».