Le président camerounais Paul Biya fête ses 40 ans de pouvoir

Le président camerounais Paul Biya fête ses 40 ans de pouvoir

Le président camerounais Paul Biya a célébré dimanche ses 40 ans de pouvoir, mais il est resté à l’écart des projecteurs alors que les questions tournaient autour de l’homme de 89 ans qui est le seul dirigeant que la plupart des Centrafricains aient jamais connu.

Ses partisans se sont réunis à Yaoundé pour célébrer l’anniversaire, mais il n’y avait pas de portraits géants de lui absents.

Biya n’a pas été vu en public depuis la visite en juillet du président français Emmanuel Macron.

Le président publie régulièrement des photos et des décrets des réceptions de Biya par des diplomates sur ses comptes de médias sociaux.

Paul Ambassa, un partisan de Biya, a déclaré que depuis que notre père a pris le pouvoir, nous vivons en paix et il nous a bien protégés. Que Dieu le garde.

La corruption est un problème dans ce pays. La mauvaise gouvernance a également été un problème. Paul Biya vieillit, ce qui rend difficile pour lui de faire des apparitions publiques, surtout lorsqu’il fait face à une bataille de succession.

Biya était le Premier ministre du Cameroun. Il est devenu président en 1982, après que son prédécesseur, le premier président du Cameroun, ait démissionné pour des raisons de santé.

Le groupe ethnique Beti du sud de Biya a dominé les postes de préfet supérieur et les bureaux du Premier ministre, avec la majorité des nominations qu’il a faites au fil des ans.

Les analystes politiques affirment que le parti de Biya a utilisé la fraude et le redécoupage dans les années qui ont suivi pour augmenter ses victoires ainsi que la majorité législative du parti au pouvoir.

Il a été accusé par des groupes de défense des droits de l’homme d’avoir utilisé des tactiques effrontées et fortes, notamment la torture et l’intimidation contre ses opposants.

Biya a dû faire face à de nombreux défis au fil des ans, notamment un mouvement sécessionniste dans les provinces anglophones du Cameroun et la menace posée dans le nord par des extrémistes islamiques alignés sur Boko Haram basé au Nigéria.

Les critiques soulignent le rôle joué par la corruption dans l’établissement du régime de Biya.

Le butin aurait été distribué à ses collaborateurs au sein du gouvernement, aux forces de sécurité et à la famille immédiate du président.