Le séjour australien de Novak Djokovic pourrait lui coûter cher

Novak Djokovic durant un entraînement à Melbourne, le 13 janvier.

Quelle que soit l’issue de cet imbroglio politico-judiciaro-sanitaire, personne ne ressortira gagnant du « Djokogate ». Ni le gouvernement australien, accusé de l’avoir instrumentalisé à des fins politiques, ni Tennis Australia – la Fédération australienne de tennis, montrée du doigt pour sa désinvolture –, et encore moins Novak Djokovic.

Vendredi 14 janvier, à trois jours du début de l’Open d’Australie (du 17 au 30 janvier), le numéro un mondial a vu son visa annulé une deuxième fois, « sur des bases sanitaires et d’ordre public ». La justice australienne a cependant accepté de surseoir à son expulsion du pays jusqu’à ce que la procédure judiciaire soit terminée.

Le tirage au sort du premier tournoi du Grand Chelem de la saison a réservé au Serbe un premier tour contre son compatriote Miomir Kecmanovic (78mondial). Si le numéro 1 mondial se voit privé de défendre son trophée, son aller-retour aux antipodes lui aura sportivement coûté cher.

Dans l’hypothèse où son visa lui serait finalement retiré, il risquerait jusqu’à trois ans d’interdiction d’entrée sur le territoire. Autant dire une quasi-fin de carrière dans un tournoi où il est presque chez lui : neuf fois vainqueur (un record) et triple tenant du titre. Dans un message posté sur ses réseaux sociaux lundi après qu’un juge a rendu caduque la première annulation de son visa, l’intéressé avait affiché sa détermination : « En dépit de tout ce qui s’est passé, je veux rester et tenter de participer à l’Open d’Australie. Je reste concentré là-dessus. » Le tout accompagné d’une photo prise sur son terrain de jeu favori, où il s’est entraîné pendant ces derniers jours comme si de rien n’était.

En cas d’absence, il manquerait une nouvelle occasion d’écrire l’histoire, alors qu’un 21e titre du Grand Chelem, qui lui permettrait enfin de dépasser au compteur ses deux rivaux historiques, Roger Federer et Rafael Nadal, lui tend les bras. La saison dernière, le Serbe était passé à une victoire – battu en finale de l’US Open par le Russe Daniil Medvedev – d’assouvir cette quête obsessionnelle qui ferait de lui le seul maître de la planète tennis. Un sacre qui l’aurait vu du même coup réussir le Grand Chelem calendaire, à savoir remporter les quatre tournois majeurs sur une année civile.

Dégâts pour son image

Sans compter qu’une non-participation à la quinzaine australienne lui serait potentiellement préjudiciable au classement : suivant les résultats à Melbourne de ses dauphins Daniil Medvedev (n2) et Alexander Zverev (n3), il pourrait céder sa place sur le trône à l’issue du tournoi.

Il vous reste 57.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Enlace de origen : Le séjour australien de Novak Djokovic pourrait lui coûter cher

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *