Sirhan Sirhan, l’assassin de Robert Kennedy, ne sera pas libéré

L’assassin de Robert Kennedy en 1968, Sirhan Sirhan, lors d’une audience de libération conditionnelle, à San Diego (Californie), aux Etats-Unis, le 10 février 2016.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a rejeté, jeudi 13 janvier, la libération conditionnelle de Sirhan Sirhan, l’homme qui assassina Robert Francis Kennedy le 6 juin 1968, à laquelle une commission spécialisée avait pourtant donné son aval l’été dernier.

Le gouverneur a notamment estimé que le détenu, âgé de 77 ans, refusait d’« accepter sa responsabilité dans ce crime » et qu’il constituait toujours « une menace pour la sécurité publique », relève un communiqué de ses services.

Sirhan Sirhan avait été reconnu coupable, le 17 avril 1969, du meurtre avec préméditation du sénateur de New York, frère cadet de John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963. Il avait été condamné à mort, mais sa peine avait été commuée en réclusion à perpétuité en 1972, à la faveur de la brève suppression de la peine capitale en Californie.

En août 2021, la commission des libérations conditionnelles de Californie avait finalement donné son accord pour sa sortie de prison de Sirhan Sirhan, après l’avoir refusée à quinze reprises. Cette décision devait ensuite être soumise au gouverneur, lequel avait le pouvoir de la refuser ou de la modifier.

« M. Sirhan n’a pas la lucidité nécessaire »

« L’assassinat du sénateur Kennedy par M. Sirhan fait partie des crimes les plus connus de l’histoire américaine, a écrit le gouverneur Newsom dans le communiqué. Après des décennies passées en prison, il n’a toujours pas corrigé les défauts qui l’ont amené à assassiner le sénateur Kennedy. M. Sirhan n’a pas la lucidité nécessaire à l’empêcher de prendre les mêmes décisions dangereuses que par le passé. »

Immigré palestinien, Sirhan Sirhan avait assassiné « Bobby » Kennedy à l’hôtel Ambassador à Los Angeles alors que le sénateur faisait campagne pour décrocher l’investiture démocrate en vue de l’élection présidentielle. Cinq autres personnes avaient été blessées. Le meurtrier avait à l’époque justifié son geste par le soutien apporté par Robert Kennedy à la vente d’avions militaires à Israël.

Durant sa précédente demande de libération conditionnelle, en 2016, M. Sirhan avait affirmé qu’il avait trop bu le soir du crime et qu’il aurait aimé « que rien ne se soit passé ». Il avait aussi assuré que les aveux durant son procès étaient le fait d’un avocat qui l’avait mal conseillé et qui l’avait convaincu de sa culpabilité.

Le Monde avec AFP

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